>> Cancan !

A l’été 2017, lors d’une promenade dans les paysages ostréicoles du Morbihan, j’ai remarqué les grands amas de coquilles d’huîtres vidées de leurs substance qui gisaient le long des plages. Le frottement des vagues contre ces milliers de coquilles produisait un cliquètement qui se mêlait au clapotis de l’eau, au cri des mouettes. Fascinée par cette atmosphère, j’ai ramassé un plein sac de ces coquilles vides pour en faire quelque chose.

 

C’est en 2018 dans l'ambiance saturée de tweets qui à suivi l'élection de Donald Trump que j’ai commencé cette série. Nées dans la rumeur marine, les huîtres ne sont pas sans évoquer des bouches grandes ouvertes, c’est pourquoi au milieu du bruit ambiant, il m’est apparu tout naturel de doter ces sculptures miniature d’une langue surdimensionnée. Cet attribut obscène est celui de l’individu roi, devenu à la faveur des nouvelles technologies, tout à la fois le support, vecteur et unique destinataire d’une parole devenue folle.

 

Ces miniatures fantasques trouvent leur source dans les créatures monstrueuses et grotesques des films de série B, aussi bien que dans l'univers de fantaisie érotique du cabaret. La coquille claire aux bords dentelés de l'huître, sa promesse aphrodisiaque, rappellent opportunément les jupons bouillonnants et aguicheurs des célèbres danseuses de Cancan

 

 

A ce jour environ soixante réalisées - Série commencée en 2018, toujours en cours - Dimensions variables, chaque pièce est unique.

Matériaux : Coquilles d'huîtres, cire rose dentaire.


                                                                                          2

 

 

 

1

 

 

 

 

  1 - Louise Weber dite "La Goulue"

       Photoraphie anonyme - 1890.

             

 

 2 - Fiend without a face - Film de Arthur Crabtree, 1958.

       Capture d'écran

         






Plusieurs pièces uniques acquises par des collectionneurs privés